35ème R.A.P.

Le 35ème Régiment d'artillerie parachutiste

Le vendredi 24 juillet 2015, le chef de corps, le colonel Pierre-Olivier MARCHAND, a pris ses fonctions de commandement du 35ème RAP.

PRESENTATION DU REGIMENT

Spécialiste de l’artillerie d’urgence, le 35e RAP est la ressource organique en feux sol-sol et sol-air de la 11e Brigade parachutiste.

Implanté à Tarbes, il compte près de 900 hommes (militaires et civils). Hautement opérationnel, le « 35 » se projette par la voie des airs aux quatre coins du globe.

Le régiment déploie ses forces :

  • Par les airs grâce à l’aérolargage, l’aérotransport ou l’héliportage (en « sling » ou en soute) de ses mortiers de 120 mm et canons de 20 mm (les seuls aérolargables de la 11e Brigade parachutiste)
  • Par voie terrestre avec ses canons de 155 mm – TR F1 et CAESAR – et avec son système d’arme sol-air MISTRAL

Très réactif , il s’adapte avec aisance à la nature du combat. Fort de ses puissants canons, il s’adapte rapidement à tout type d’engagement et peut, lors d’un conflit, intervenir graduellement ou brutalement.

Précision, célérité et puissance de feu font du 35e RAP un pilier de la 11e Brigade parachutiste.


 

L'HISTOIRE DU REGIMENT

Créé à Vannes en 1873, le 35e Régiment d’Artillerie Divisionnaire (RAD) restera stationné dans cette ville jusqu’en 1940.

En 1881 et 1882, il participe à l’installation du protectorat en Tunisie.

De 1903 à 1905, il a pour chef de corps le Colonel Foch, natif de Tarbes, futur Maréchal de France, de Pologne et de Grande-Bretagne. Il s’illustrera tout au long de la Première Guerre Mondiale.

En 1940, le 35e RAD est anéanti aux deux tiers en couvrant la retraite et le rembarquement des forces alliées à Dunkerque, fidèle à sa devise « Mourir en chantant ».

Reconstitué en 1945, il est engagé dans les combats de réduction de la poche de Royan.

Recréé en Allemagne en 1946, le régiment rejoint Tarbes en 1947 sous l’appellation du 35e Régiment d’Artillerie Légère Parachutiste (RALP). Sa devise devient « Droit Devant ». Au sein de la 25e Division Parachutiste, il participe de 1953 à 1954 aux combats d’Indochine, en particulier à Dien Bien Phu. De 1954 à 1961, le régiment est engagé dans les opérations de Tunisie et d’Algérie.

De retour dans sa garnison de Tarbes, que son groupement d’instruction n’avait pas quitté, le 35e RALP est intégré à la 11ème Division Parachutiste. La même année, sous le commandement du Colonel MENGUS, il devient le 35e Régiment d’Artillerie Parachutiste (RAP). Notre « 35 » devient dès lors le seul régiment de l’Armée de Terre à concilier l’artillerie et le parachutisme. Il participe à la quasi-totalité des engagements de sa division et désormais de sa brigade : Djibouti, Liban, Tchad, RCA, Guyane, Koweït, Rwanda, Golfe persique, Balkans ou encore Afghanistan.

LES MISSIONS DU REGIMENTS

Unique ressource organique en feux sol-sol et sol-air de la 11e Brigade parachutiste, le 35e RAP a pour mission d’en assurer l’appui feu, et de réaliser la coordination des moyens intervenant à son bénéfice dans la 3e dimension.

Par ailleurs, le régiment arme la batterie de renseignement brigade (BRB), forte de ses commandos parachutistes, de ses observateurs, de ses drones (DRAC) et de ses moyens radars.

Le 35e RAP fournit ainsi une part essentielle de l’appui renseignement de la Brigade parachutiste.

Le régiment est présent sur plusieurs théâtres d’opérations extérieures dans le cadre d’accords bilatéraux et dans le cadre de l’OTAN. Parmi ses diverses missions, le régiment est d’abord engagé dans son cœur de métier sur le théâtre afghan, où il appuie un groupement tactique interarmes (GTIA) de la Brigade LAYETTE. Il assume également sur ce théâtre des missions de formation des unités afghanes (OMLT). Mais aussi plus récemment au MALI et en R.C.A.

Le régiment intervient ensuite dans le cadre des forces pré positionnées en Nouvelle-Calédonie et à Djibouti, où il est en mesure de participer à l’évacuation de ressortissants et de contribuer à la sécurité des populations locales dans le cadre de conflits ou de catastrophes humanitaires.

Le 35e RAP est aujourd’hui présent dans la bande Sahélo-Saharienne où il arme l’opération Barkhane au Mali, au Tchad ou encore en République Centrafricaine. 

MATERIELS

Seule unité d’artillerie parachutiste de l’armée de terre, le 35e RAP dispose de quatre matériels d’artilleurs majeurs, lui conférant une puissance de feu manifeste ainsi qu’une rare polyvalence (Artillerie - Radars  - Véhicules).

FORMATIONS ET EMPLOIS

Instruction et formation 

La formation générale initiale (FGI) se déroule depuis l’été 2010 de manière centralisée au Centre de Formation Initiale Militaire (CFIM) de CAYLUS. Cette formation dure 13 semaines et permet aux jeunes recrues d’acquérir les fondamentaux indispensables à tout combattant des forces terrestres (tir, secourisme, technique d’intervention opérationnelle rapprochée, vie en campagne, sport, apprentissage du code du soldat,…). Les engagés volontaires initiaux rejoignent définitivement la garnison de Tarbes à l’issue de leur FGI. Puis les jeunes recrues passent leur Brevet de Parachutiste Militaire (BPM) au sein de l’Ecole des Troupes Aéroportées de PAU (ETAP) durant deux semaines et avant leur 6 premiers mois de service afin d’entrer pleinement dans le monde des parachutistes.

Spécialités et emploi 

A l’issue de la FGI, les jeunes engagés suivent une formation de spécialisation initiale de 4 semaines dans leurs unités afin d’être formé au métier qu’ils occuperont au régiment : opérateur artillerie, servant sur pièce, conducteur poids lourd (PL), véhicule léger (VL) ou sur engin blindé, secrétaire comptable, cuisinier, mécanicien, opérateur radar, transmetteur, infirmier, etc.

 

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