L'animal dans la ville

En 2003, la Mairie a lancé une réflexion pour mieux prendre en compte la place de l’animal de compagnie à Tarbes.
En 2004, elle demandait à l’AFIRAC (Association Française d’Intégration et de Recherche sur l’Animal de Compagnie) d’effectuer un audit des actions engagées déjà depuis plusieurs années par la collectivité, visant notamment à réduire les souillures dues aux déjections canines et de faire des propositions permettant de donner plus d’efficacité à l’action municipale, avec une approche plus globale pour une meilleure intégration de l’animal en ville.

L’un des objectifs a été de rechercher une pérennisation de nouveaux comportements des possesseurs de chiens dans le sens d’un plus grand respect de l’espace public.

L’audit a permis d’évaluer les orientations qui ont été engagées par la Mairie. Aujourd’hui le programme global est maintenant réalisé avec une série d’actions déclinées annuellement.

Une hiérarchisation du statut de l’espace public

  • statut type : la tenue en laisse
  • autres statuts : espaces de liberté (aires d’ébats) ou espaces interdits (aires de jeux d’enfants, sites fragiles…)

La requalification des équipements existants

  • réhabilitation des canisites (taille de 10 m² porté à 35 m²) et création de nouveaux équipements
  • l’acquisition de deux canisites mobiles

La redynamisation du ramassage individuel

  • distribution de canipinces et mise en place de distributeurs de poches
  • médiation : équipe de huit agents de médiation canine constituée d’agents du service Paysage et Espaces Publics qui sont détachés 4 heures par semaine sur cette mission

La communication

  • mise en place d’un groupe en interne élargi aux professionnels et relais locaux : vétérinaires, clubs canins, SPA, toiletteurs
  • médiation auprès des possesseurs de chiens
  • installation d’une signalétique pour identifier les canisites, les distributeurs,
  • information des riverains,
  • campagne d’affichage

L’animation

  • des conférences débat avec comme intervenants des vétérinaires comportementalistes
  • des démonstrations d’obéissance, agility, cours d’éducation, test d’aptitude à l’éducation sociale
  • des compétitions de « canicross » et de « canirando »

L’évaluation

  • suivi de l’utilisation des canisites et distributeurs de poches
  • remontée des observations de terrain par les médiateurs
  • cartographies des sites qui restent souillés.

En conclusion, le bilan d’application du programme global montre des résultats positifs avec, une plus grande efficacité des canisites, une lisibilité du programme par la population, un accueil favorable des propriétaires de chiens , en particulier lors des animations mêlant la population aux partenaires (vétérinaires, presse, clubs, étudiants…)
L’objectif de la modification pérenne des comportements des possesseurs de chien se poursuit.

Cette politique de l’animal en ville valorise les possesseurs à bon comportement, elle vise à convaincre en se donnant le temps d’y arriver.