Industrie tarbaise

Histoire industrielle du bassin tarbais

Malgré la création de l’Arsenal en 1871 à Tarbes et l’implantation d’usines destinées à la production d’armements à Pierrefitte et Lannemezan lors de la Première Guerre Mondiale, les Hautes-Pyrénées demeurèrent  plus industrieuses qu’industrielles à l’issue du conflit.

Rurales et paysannes, elles étaient surtout animées par le thermalisme, l’extraction des pierres, des marbres et des minerais, les activités textiles et plus généralement encore, l’artisanat.
Ce fut sous l’impulsion de la demande générée par la Compagnie des Chemins de Fer du Midi et avec la reconversion des industries de guerre que le département se dota d’un véritable tissu industriel. Pierrefitte et Lannemezan se lancèrent dans la production d’engrais pendant que les ateliers de Séméac et Soues livraient des locomotives électriques, et ceux de Bagnères de Bigorre des Wagons.
 
Parallèlement à l’équipement hydro-électrique des Pyrénées, Ossun fabriquait des pylônes métalliques, Bazet des isolateurs et Tarbes livrait tout à la fois des conduites forcées et du matériel ferroviaire. Traditions industrielles et ouvrières caractérisent donc Tarbes et son Agglomération.
 
La vie de la Ville, et au-delà celle du département, fut donc largement rythmée par les évolutions et les aléas des grands groupes industriels. Si les Forges et Ateliers des Pyrénées repris par Hugues Tool finirent par disparaître, si le poids de l’Arsenal devenu GIAT (Groupement des Industries de l’Armement Terrestre) a reculé, de petites et moyennes entreprises de reconversion et de haute technologie ont aussi vu le jour, en maintenant le savoir-faire tarbais.

Après le retrait de Ceraver (Céramique et Verre), d’abord de Bordères, puis de Bazet, deux sociétés, Céramiques et Composites et la SCT (Société des Céramiques Techniques) ont su utiliser les compétences locales en matière de céramiques.

Enfin Alstom a conservé sa spécialité  et se distingue par la qualité de ses matériels électriques de transports pendant que EADS (Groupe European Aeronotic Défense and Space Company) SOCATA (Société de Construction d’Avions de Tourisme et d’Affaires) sur le site d’Ossun, a su imposer ses avions légers tant civils que militaires.
 
Extrait du livre TARBES
(édition Ville de Tarbes 2003)

L'abattoir