Le quartier de l'Arsenal

L'ARSENAL : PRESENTATION

Fondé en 1870 par Jean-Baptiste Auguste Verchère de Reffye après la défaite française, il avait pour activité la fabrication des canons à balles. Il sera appelé successivement ATS (Ateliers de Tarbes), GIAT puis GIAT Industries.

En 1971, l'atelier est intégré au Groupement Industriel de l'Armée de Terre (GIAT). Il s'organisait autour de 7 centres industriels en France et de 2 divisions clients : une pour les systèmes blindés et l'autre pour les systèmes d'armes et de munitions. La chaîne de production de la tourelle du char Leclerc était exclusivement fabriquée à Tarbes.

Ce centre a vu les premières études sur une machine à commandes numériques, il a permis de concevoir des moteurs pour les fusées, des usinages de grandes dimensions, de monter et intégrer des tourelles lourdes. Il était alors, à cette époque, composé de 3 unités de productions mécaniques et 1 unité pyrotechnique. Les forges, quant à elle, regroupaient les activités civiles.

En 1989, le Ministre de la Défense annonce un projet de loi transformant le GIAT en entreprise nationale. Celle-ci sera promulguée en décembre (loi 89-924 du 23 décembre 1989). Le GIAT devient alors GIAT Industries et ne dépend plus de l'Etat français. S'entame alors un changement de statut et le GIAT Industries doit faire face au fil des années à de lourdes pertes économiques.

Une succession de plans sociaux ayant pour but la diminution des effectifs s'enchaînent à partir de 1987. On ne dénombre plus que 850 salariés en 2002 sur le site du GIAT Industries. Le sixième plan de 2003 intitulé "Giat 2006' sera fatal et mettra un terme à la situation difficile de l'entreprise.

L'existence d'une industrie d'armement à Tarbes est inscrite dans la mémoire des Tarbaises et des Tarbais et dans la culture collective.

En avril 2003, le Maire Gérard Trémège réunit les élus et les salariés de la société lors d’un conseil municipal extraordinaire. Malgré le rejet du plan de restructuration proposé par Giat Industrie, des mois de lutte acharnée et la constitution par le Maire de Tarbes du « Comité National des Elus pour la Défense du Giat », le plan Vigneron arrive à son terme en 2004 et la société Giat Industrie devient la société Nexter en décembre 2006 avec aujourd’hui 3000 salariés au niveau national.

Un patrimoine à ne pas abandonner

Il ne s'agit pas d'un simple aménagement mais de la création d'un nouveau quartier de la ville. Tout est possible sur ce site, même si évidemment, tout ne se fera pas en un jour...

Le site du Giat, c'est 20 hectares en plein centre-ville et 89.000 m² de bâtiments, dont certains sont de pures merveilles architecturales.

Une vente aux enchères publiques de l'outil de travail se déroule le jeudi 5 octobre 2006, le but étant de tout vendre afin que les bâtiments soient libres fin 2006.

Le Maire Gérard Trémège et le Conseil Municipal décident d'acquérir le foncier. L'acte de vente de l'Arsenal est signé le 17 juillet 2007, achat de 20 hectares de foncier pour 3,8 millions d'euros, prix bien en deça des prétentions du Giat et des estimations faites par les Domaines.

La démolition des premiers bâtiments débute le 1er novembre 2007 et le mur d'enceinte s'abat à partir du 15 novembre 2007. La chute de ce mur est un moment très intense pour les Tarbais, n'oublions pas que durant des décennies, l'Arsenal fut un endroit fermé aux regards extérieurs de part la nature des activités vouées au secret.

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Le projet

Le bâtiment 100

Le bâtiment 103

Le restaurant d'entreprise

Les voies de circulation

Les activités