L'Arsenal

L'Arsenal, une industrie d'armement inscrite dans la mémoire

Crédit photo : Daniel Mur

Le site du GIAT, c'est 20 hectares en plein centre-ville et 89.000 m² de bâtiments, dont certains avec des qualités architecturales reconnues.

En 2006, le Conseil Municipal de Tarbes acquiert le foncier. L'acte de vente de l'Arsenal est signé le 17 juillet 2007, achat de 20 hectares de foncier pour 3,8 millions d'euros.

La démolition des premiers bâtiments débute le 1er novembre 2007 et le mur d'enceinte s'abat à partir du 15 novembre suivant. Le GIAT était par définition un endroit tenu confidentiel de par ses fonctions de secret défense. Il fonctionnait en vase clos pour l'ensemble de ses réseaux. Les Tarbais découvrent donc cet espace et se l'approprient.

Aujourd’hui, l’Arsenal est devenu un quartier phare du développement de la ville : entreprises, loisirs, sport, santé, bars et restaurants… De nombreuses activités y prennent place et il ne cesse d’évoluer, de créer de l’emploi et de l’attractivité, à deux pas du centre-ville.

Côté mobilité, de nouvelles navettes ont été mises en place par TLP Mobilités pour relier le centre-ville et l’Arsenal.
Depuis sa transformation en zone d’activité économique, la gestion du site a été transférée à la [https://www.agglo-tlp.fr/] (Communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées) en 2019.

L’histoire

Fondé en 1870 par Jean-Baptiste Auguste Verchère de Reffye après la défaite française, l'Arsenal avait pour activité la fabrication des canons à balles. Il sera appelé successivement ATS (Ateliers de Tarbes), GIAT puis GIAT Industries.
En 1971, l'atelier est intégré au Groupement Industriel de l'Armée de Terre (GIAT). Il s'organisait autour de 7 centres industriels en France et de 2 divisions clients : une pour les systèmes blindés et l'autre pour les systèmes d'armes et de munitions. La chaîne de production de la tourelle du char Leclerc était exclusivement fabriquée à Tarbes.

Ce centre a vu les premières études sur une machine à commandes numériques, il a permis de concevoir des moteurs pour les fusées, des usinages de grandes dimensions, de monter et intégrer des tourelles lourdes. Il était alors, à cette époque, composé de 3 unités de productions mécaniques et une unité pyrotechnique. Les forges, quant à elles, regroupaient les activités civiles.

En 1989, le Ministre de la Défense annonce un projet de loi transformant le GIAT en entreprise nationale. Celle-ci sera promulguée en décembre (loi 89-924 du 23 décembre 1989). Le GIAT devient alors GIAT Industries et ne dépend plus de l'Etat français. S'entame alors un changement de statut et le GIAT Industries doit faire face au fil des années à de lourdes pertes économiques.

Une succession de plans sociaux ayant pour but la diminution des effectifs s'enchaînent à partir de 1987. On ne dénombre plus que 850 salariés en 2002 sur le site du GIAT Industries. Le sixième plan de 2003 intitulé « GIAT 2006 » sera fatal et mettra un terme à la situation difficile de l'entreprise.

Malgré le rejet du plan de restructuration proposé par GIAT Industrie, le plan Vigneron arrive à son terme en 2004 et la société GIAT Industrie devient la société Nexter en décembre 2006.