La Résistance en Bigorre

Les forces de répressions allemandes dans le département

 

LA GESTAPO

La Gestapo était installée à l’Hôtel Family, rue Victor Hugo près de la gare de Tarbes. Elle était dirigée par :

  • Le capitaine PRADL : pour les tâches administratives.
  • Peter BLINDAUER : officier SS chargé de l’action.
  • VIDONI : interprète (le plus haï des agents).

ÉTAT MAJOR DE LA WERMACHT

Il était installé à l’Hôtel « Moderne » et dirigé par le Général MAYR

Caserne LARREY : environ 300 hommes

  • Des techniciens et une dizaine de soldats de garde à l’Arsenal : 60 soldats environ.
  • Gardant les dépôts de vivre à La Ruche : 70 à 80 cheminots allemands.
  • Cantonnés à l’Hôtel « Excelsior » : 20 techniciens.
  • 10 soldats de garde à l’aéroport d’Ossun.

LA MILICE FRANÇAISE

La milice était installée à l’école Jeanne D’Arc

  • Le colonel AIRAUT, commandant.
  • M. FROUTÉ, adjoint.
  • LALANNE Adrien, avocat. D’abord président de la Légion française des combattants des deux guerres puis chef des services de propagande de Vichy, il soutenait et guidait la milice. Cet homme tout entier acquis à la collaboration avec les Allemands.
  • Divers collaborateurs de l’ordre d’une compagnie. Recrutés surtout parmi ceux qui évitaient ainsi le départ au Service du travail obligatoire (S.T.O). Ces hommes sans foi ni loi furent les plus ardents défenseurs du gouvernement de Vichy jusqu’aux derniers jours de l’occupation allemande et combattaient les résistants.

ACTIONS DES ALLEMANDS CONTRE LA POPULATION CIVILE DU DÉPARTEMENT

La répression allemande contre la population civile des Hautes-Pyrénées fut sanglante et toujours hors de proportion avec les actions de la Résistance. Cette répression s’exerça de diverses manières :

Préventive,ce qui entraîna par simple dénonciation d’indicateurs de la Gestapo ou de la milice, l’arrestation massive de paisibles citoyens.

Répressive, elle s’exerça dans la région où la Résistance s’était révélée par des actions de sabotage ou des embuscades (sabotage d’un train en gare de Tarbes).

Quelques exemples :

À Hèches et Rebouc, le 18 février 1944, 21 personnes hommes, femmes, jeunes et personnes âgées, furent arrêtées dans une rafle. Tous déportés en Allemagne, plus de la moitié périrent dans les camps.
À Lannemezan, le 16 mai 1944, à la suite du sabotage de la centrale électrique, plusieurs personnes sont arrêtées et déportées.
À Tarbes, le 10 juin 1944, raid aérien vers 19 h 30, des avions allemands lancèrent sur la ville de Tarbes plusieurs bombes et mitraillent les rues. Maurice Trélut, maire de Tarbes, protesta contre cette « sauvage agression » auprès du préfet et auprès du général Mayr. Un mois plus tard, en juillet 1944, il fut arrêté par la Gestapo. Il est par la suite déporté en Allemagne au camp de concentration de Buckenwald où il décède en février 1945.

LIBÉRATION DE TARBES ET DU DÉPARTEMENT LES 18, 19 ET 20 AOÛT 1944

La libération de Tarbes et du département se fit les 18 et 19 août 1944, en quatre « points chauds » : la gare, l’Arsenal, l’hôtel le « Moderne », puis la caserne Larrey. La libération du département se scella dans la journée du 20 août.