Le parc Bel Air et et le parc de la Sellerie

Surface du parc Bel Air : 27 650 m²

Surface du parc de la Sellerie : 8 850 m²

La villa Bel Air, ancien château Delong, a été construite dans les années 1860 par trois industriels de Tarbes : Messieurs Mullenheim, Danos et Ousteau. Elle a connu ensuite une succession de propriétaires industriels, entrepreneurs et riches familles bourgeoises : Monsieur le Tonnelier, Marquis de Breteuil en 1887, Monsieur Estevenet en 1891, Monsieur Louis Bringuer en 1908, Monsieur Thevenot en 1918, Monsieur le Baron de Rothschild en 1921 et enfin la Ville de Tarbes en 1932.

Le parc, conçu et aménagé pour cette demeure en 1860, couvrait une surface de plus de 10 ha. Son tracé est à l’origine un tracé paysager uniquement composé de courbes amples et souples. Il est le contemporain du Jardin Massey et du Parc Paul Chastellain. Il comprenait outre le jardin d’agrément : un jardin potager, une orangerie, des serres, un pavillon de concierge, des remises, des écuries et dépendances diverses.

Il semble avoir été conservé en l’état de 1860 à 1932 malgré de nombreux changements de propriétaires. La rue Ledormeur a été réalisée au détriment de sa partie Nord, mais c’est à partir de 1932, date d’acquisition de la propriété par la ville de Tarbes, que de nombreuses modifications apparaitront : les zones Nord et Ouest sont aménagées sur près de 3,5 ha en terrain de sport (rugby, plateau d’éducation physique, basket, piste de vitesse, tribunes), dans les années 1950, le Parc Bel Air se réduit alors aux abords immédiats de la Villa côté Sud et Est. Dix ans plus tard, en 1960, d’importants projets bouleversent la physionomie de ce quartier : le terrain de sport est cédé à l’Etat pour la construction du Lycée de Jeunes Filles Marie Curie. La ville de Tarbes procède à l’achat de 10 ha pour construire un nouveau complexe sportif : le stade Maurice Trélut.

Le Parc Bel Air est donc définitivement amputé de 3,5 ha dans sa partie ouest. La zone nord retrouve sa vocation de parc avec le déplacement des activités sportives. Une parcelle de 4 000 m², située au droit du Boulevard Pierre de Coubertin, est par contre rattachée au parc et sera aménagée en 1970. C'est en 1965 que sera prise la décision de transformer la Villa Bel Air en crèche. Les abords immédiats des bâtiments seront privatisés et une haie de thuyas haute et serrée ceinturera l’établissement. Les perspectives paysagères, toutes étudiées en fonction de la position stratégique de la villa, perdront ainsi une partie de leur intérêt. C’est toute une vision du jardin qui disparaîtra avec l’érection de ce mur de verdure. Ce parc tombera ensuite dans l’oubli avec ses allées au tracé incertain et inachevé (zone Nord et Est), son entretien défectueux, son absence de pôle d’attraction.

Le Parc Bel Air : nouvel espace social

En 1985, la réhabilitation du Parc Bel Air deviendra l’une des priorités de la Municipalité. 

La construction du nouveau quartier de l’Ormeau va changer son environnement. A la zone pavillonnaire initiale seront adjoints de nombreux bâtiments qui modifient la composition sociologique de cette partie de la ville. La présence d’espaces verts de proximité devient une nécessité pour les nouveaux habitants des immeubles collectifs.

Le Parc de la Sellerie et le Parc Bel Air vont se compléter harmonieusement.

Le Parc de la Sellerie est par sa conception un espace vert architectural destiné à mettre en valeur les logements situés à l’arrière-plan. Il a été créé en 1988 dans le cadre de l’aménagement de la ZAC de l’Ormeau. Il met en valeur les bâtiments modernes construits en arrière-plan. Son nom nous rappelle que Tarbes est la Ville du Cheval.

Par opposition, le parc Bel Air joue un rôle social, éducatif et ludique ; il permet au promeneur de découvrir divers centres d’intérêt et de trouver calme et sérénité dans une ambiance champêtre au milieu d’arbres centenaires. De 1985 à 1995, de nombreux travaux changeront complètement la physionomie du Parc.

La grande pelouse centrale, dégageant de belles perspectives sur les Pyrénées, est restaurée et équipée d’un arrosage automatique. Le tracé des allées est repris en essayant de conserver le plus possible le tracé initial ou tout au moins son esprit. A l’Est, la partie historique, encore intacte, est conservée en l’état après réfection du plan d’eau. A l’Ouest, à l’écart des circulations automobiles, des espaces de repos et une aire de jeux pour enfants sont créés. 

Les entrées principales, boulevard Altenkirchen et boulevard Pierre de Coubertin, font l’objet d’une attention particulière avec une mise en valeur de l’ancien pavillon de conciergerie et la création de perspectives sur le Parc.