Les grands parcs

LE JARDIN MASSEY

 

Parc paysager du milieu du XIXème siècle, clôturé par une grille monumentale de 1,2 kilomètres de longueur, d'une surface de 114.870 m², situé en plein Centre Ville. Ouvert au public toute l'année.

Il se compose entre autre d’allées et de pelouses, de deux lacs et de canaux en galets alimentés en eau. La décoration florale représente la plantation de 50.000 plantes à massifs chaque année.
Il est également pourvu d’aires de pique-nique en sous-bois, d’un jardin aquatique, d’un espace de jeux pour enfants.
Les sportifs pourront y retrouver un terrain de boules lyonnaises, ou encore 6 courts de tennis.
De nombreuses animations sont prososées comme un petit train pour les enfants, un espace animalier, des spectacles de théâtre ou de musique, des expostions….

En 2009, la Direction Régionale des Affaires Culturelles Midi-Pyrénées a informer Gérard Trémège, Maire de Tarbes, du renouvellement du Label Jardin remarquable pour le Jardin Massey. Un renouvellement accordé pour une durée de 5 ans.

 

L’ORANGERIE

 

 

C'est seulement au début des années 1880, en remplacement du jardin d'hiver prévu initialement contre la façade Sud du Musée, et dont les travaux furent interrompus à la mort de Placide Massey en 1853, que le conseil municipal décida la construction d'une serre monumentale. L' architecte de la Ville établit un mémoire descriptif, à la fois assez précis dans les détails d'exécution et déja traditionnel dans le plan.

Une consultation est lancée auprès de quatre constructeurs spécialisés qui proposent des projets chiffrés entre Mai et Octobre 1881: Herbeaumont-Boissin et successeur, Usine Carré-G.Lichtenfelder successeur, S.A. St Sauveur-Arras et Usine St-Eloy. C'est le projet de ce dernier qui sera exécuté.

La serre, réhabilitées en 1981 est occupée par une collection de plantes succulentes constituée en partie de cactées.

Bien que certaines soient comestibles, le terme de"succulente"désigne, en langage scientifique, les plantes grasses, c'est à dire toutes les espèces qui possédent des réserves de suc importantes dans leurs tiges ou dans leurs feuilles.

Un peu d’histoire

PLACIDE MASSEY, créateur et donateur du Jardin qui porte son nom, naquit à TARBES en 1777.
Fils de cordonnier, il travailla dans une herboristerie locale et se passionna pour la botanique. Il entra par la suite comme aide naturaliste au « Jardin des Plantes » de Paris dont le directeur était Louis Ramond De Carbonnière, botaniste, pyrénéiste et ancien professeur de Massey à l'Ecole Centrale de Tarbes.
En 1808, Placide Massey devint Intendant des jardins de la reine Hortense ; en 1817, il fut nommé Inspecteur dans l'Administration des Parcs et devint en 1819, le Directeur des Pépinières du Trianon, du Potager de Versailles, du Fleuriste de Sèvres et du Parc de Saint Cloud. Sa réputation de paysagiste allait alors grandissante et il fut sollicité pour la création de nombreux jardins en France et à l'étranger. De retour à Tarbes en 1850, il s'occupera du parc qu'il avait commencé à aménager dès 1829 après l'achat de 11Ha de prairies et métairies.
Il mourut le 18 novembre 1853 en laissant son œuvre inachevée et en n'ayant eu que le temps de définir le tracé du Jardin et d'en orienter les principaux choix. Il légua sa propriété et la plupart de ses biens à la Ville de Tarbes.

Les travaux en cours furent interrompus, notamment le Jardin d'hiver qui devait être adossé à la façade principale de la tour d'observation existante. Pour remplacer cet édifice, le Conseil Municipal décida en 1880 de procéder à la construction d'une serre monumentale : l’Orangerie.
Par la suite, l'Architecte Jean-Jacques Latour fut chargé de dresser un projet d'agrandissement du Parc avec notamment le creusement d'un lac.
En 1890, la Ville de Tarbes acheta le cloître de l'Abbaye de Saint Sever De Rustan, sur le point d'être vendu à des marchands d'antiquité, et le remonta dans le Jardin Massey.
Ses chapiteaux du XVème siècle forment une galerie archéologique aussi curieuse qu'instructive et rappellent les scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, les Légendes de St Jacques, St Georges, St Nicolas, la fable de Maître Renard, les Chimères, la faune et la flore sculpturale. L'ensemble est classé Monument Historique.

Au fils des ans des sculptures diverses viendront agrémenter les pelouses, telles que le Buste de Massey, le Saint Christophe de Coutan, le Buste de Jules Lafforgue œuvre de Firmin Michelet, l'Ouragan bronze de Desca, le Tacheron marbre de Ludovic Durand, le buste de Théophile Gautier œuvre de sa fille Judith Gautier.
Un kiosque à musique près du petit lac, un espace festif où se déroulent chaque année diverses manifestations, le Musée Massey (actuellement fermé pour cause de restauration) composé de trois sections : Le Musée des Beaux-Arts, le Musée des Hautes-Pyrénées et le Musée International des Hussards, l'Ecole Supérieure d'art et Céramique, la Médiathèque, complètent les équipements culturels du Jardin Massey.
La flore de ce Jardin est composée d'un grand nombre de végétaux d'origine exotique et européenne, remarquables par leur beauté et la diversité de leurs essences. On y dénombre ainsi 1500 arbres, la plupart centenaire et 3800 arbustes. Cette riche collection provient des cinq parties du monde et les espèces d'origine exotique représentent 50 % des plantations. Un étiquetage discret facilite l'identification des sujets.

Horaires d’ouverture
Du 1er Octobre au dernier Samedi d'Octobre : 8h00-19h00
Du dernier Dimanche d'Octobre au 1er Mars : 8h00-18h00
Du 2 Mars au 31 Mars : 8h00-19h00
Du 1er Avril au 14 Juin : 8h00-20h00
Du 15 Juin au 15 Août : 7h00-21h00
Du 16 Août au 30 Septembre : 7h00-20h00

LE PARC BEL AIR et LE PARC DE LA SELLERIE

La villa BEL AIR, ancien château Delong, a été construite dans les années 1860 par trois industriels de Tarbes : Messieurs Mullenheim, Danos et Ousteau. Elle a connu ensuite une succession de propriétaires industriels, entrepreneurs et riches familles bourgeoises : Mr Le Tonnelier, Marquis de Breteuil en 1887, Monsieur Estevenet en 1891, Monsieur Louis Bringuer en 1908, Monsieur Thevenot en 1918, Monsieur le Baron de Rothschild en 1921 et enfin la ville de Tarbes en 1932.

Le parc conçu et aménagé pour cette demeure en 1860 couvrait une surface de plus de dix hectares. Son tracé est à l'origine un tracé paysager uniquement composé de courbes amples et souples. Il est le contemporain du Jardin Massey et du Parc Paul Chastellain.

Il comprenait, outre le jardin d'agrément, un jardin potager, une orangerie, des serres, un pavillon de concierge, des remises, des écuries et dépendances diverses.
La rue Ledormeur a été réalisée au détriment de sa partie Nord, mais c'est à partir de 1932, date d'acquisition de la propriété par la Ville de Tarbes que de nombreuses modifications apparaîtront. Les zones nord et ouest sont aménagées sur près de 3.5 hectares en terrain de sport (rugby, plateau d'éducation physique, basket, piste de vitesse, tribunes) dans les années 1950, le Parc Bel Air se réduit alors aux abords immédiats de la villa, côté Sud et Est.

Dix ans plus tard en 1960, d'importants projets bouleversent la physionomie de ce quartier : le terrain de sport est cédé à l'Etat pour la construction du Lycée de jeunes filles Marie Curie. La Ville de TARBES procède à l'achat de dix hectares pour construire un nouveau complexe sportif : le stade MAURICE TRELUT.

Le Parc BEL AIR est donc définitivement amputé. La zone Nord retrouve sa vocation de parc avec le déplacement des activités sportives. Une parcelle de 4.000 m² située au droit du Boulevard Pierre de Coubertin est par contre rattachée au parc et sera aménagée en 1970.
C'est en 1965 que sera prise la décision de transformer la Villa BEL AIR en crèche.
Ce parc tombera ensuite dans l'oubli avec ses allées au tracé incertain et inachevé (zone Nord et Est) son entretien défectueux, son absence de pôle d'attraction.

En 1985, la réhabilitation du Parc BEL AIR deviendra l'une des priorités de la Municipalité. La construction du nouveau Quartier de l’Ormeau va changer son environnement. Jusqu’en 1995 de nombreux travaux changeront complètement la physionomie du Parc.

Le Parc Bel Air et le Parc de la Sellerie vont se compléter harmonieusement. Crée en 1988 dans le cadre de l'aménagement de la ZAC de l'Ormeau, ce dernier met en valeur les bâtiments modernes construits ultérieurement. Son nom nous rappelle que TARBES est la Ville du Cheval.
Le Parc de la Sellerie est par sa conception un espace vert architectural destiné à mettre en valeur les logements situés à l'arrière plan. Par opposition, le parc Bel Air joue un rôle social, éducatif et ludique ; il permet au promeneur de découvrir divers centres d'intérêt et de trouver calme et sérénité dans une ambiance champêtre au milieu d'arbres centenaires.

 LE PARC CHASTELLAIN

Achille Fould, " homme-clé du second empire ", était déjà conseiller général de Tarbes Sud, puis député des Hautes-Pyrénées en 1842, lorsqu'il acquit en 1847 le terrain, vendu par les héritiers du comte Antoine Péré, sur lequel fut construite, vers 1850, la Villa Fould.

Ce fut d' abord le chalet de briques, décors de rocaille et balcons de bois, auquel il fit accoler côté Nord, en 1855, un bâtiment plus monumental de style parisien. La villa Fould fut agrémentée d'un parc à l'anglaise côté Sud, face aux Pyrénées, avec serpentine grâce à la dérivation du canal d'irrigation de l'Ayguerote. Ce domaine atteindra jusqu'à une cinquantaine d'hectares à la fin du siècle, consacré à l'élevage de chevaux tarbais car Achille et ses descendants, membres du Jockey-club, avaient leurs propres écuries de courses et un haras privé. Intime du Prince président, devenu Napoléon III, Fould y recevra l'empereur en 1859 et 1863 et Prosper Mérimée y fit souvent des séjours d'été.

Le parc de la Villa reçut en outre des cuisines séparées côté Nord et la conciergerie donnant sur la place de l'octroi (actuelle place Ferré) qui figure déjà sur un tableau ci-dessous (datant de 1850) ; on y voit le chalet primitif et le carrefour de l'Ormeau et de la rue de la Papeterie (dénommée du IV Septembre après la chute de l'Empire), ainsi que le petit canal dit de l'Ayguerote. Côté rues, le parc est entouré de murs typiquement tarbais en opus spicatum aux lits alternés de cailloux roulés disposés obliquement.

Les travaux de réhabilitation ont été réalisés en 1981, à l'initiative de Paul Chastellain, Maire, qui devait décéder en 1983. Pour rappeler son engagement et sa mémoire, la municipalité décide en 1984 de donner son nom au parc.
On trouve dans ce parc, la Villa Fould qui a été restauré en 2007 et en 2008 et qui accueille maintenant le siège admistratif du Parc National des Pyrénées.

LE PARC DE L’ECHEZ

Parc moderne récemment aménagé entre 2000 et 2003, articulé autour de la rivière « L’Echez », trait d'union entre la zone universitaire de Bastillac et le Quartier Solazur.

L'Echez constitue l'épine dorsale du projet : une passerelle piéton relie les différents équipements entre eux : plaine de jeux, jeux d'enfants, aire de pique nique, collections botaniques, boisements, coulée verte, jardins de quartier.
Sa surface est de 8,5 Ha et la végétation, arbres tiges et boisements, représente 1 330 unités .

LE PARC DES BOIS BLANCS

Le quartier Nord et précisément le quartier Laubadère a connu ces dernières années un véritable lifting. Les grandes barres HLM ont fait place successivement à des pavillons ou résidences de peu d'étages. De grandes allées sont apparues avec des pistes cyclables. Un remaniement total, pour une meilleure qualité de vie du quartier, et où vient de s'ouvrir "Les Bois Blancs" un parc de 16000 m².

Il offre dès à présent aux habitants, un espace de grande qualité paysagère et des espaces de jeux pour les enfants (2 aires et un terrain multisports). Le thème des 5 continents (Amérique, Afrique, Asie, Océanie et Europe) est représenté par les plantations. Concrètement, ce sont îlots qui ont été dessinés par des arbres (200) et une végétation venue d’ailleurs. La grande pelouse au centre du parc permettra d’accueillir des manifestations comme le carnaval, le festival du cirque ou tout autre événement contribuant à animer le quartier.

Ce tout nouveau jardin est très bien équipé. Des barrières sélectives permettent un contrôle de l'accès aux piétons et aux personnes à mobilité réduite. Le parc reste éclairé la nuit.

Depuis son ouverture fin juin 2010, le parc "Les Bois Blancs" ne désempli pas ! Les enfants du quartier sont ravis et s'amusent comme il se doit dans les aires de jeux, les parents quant à eux discutent ou se reposent dans les allées ombragées.