Les statues et sculptures tarbaises

LE MONUMENT AU TANGO

Sculpteur : Carlos Feeney
Localisation : Parc Chastellain

Pour la 15e édition de Tarbes en Tango en 2012, ce monument de 5m de hauteur et 2,5 tonnes a été offert à la ville de Tarbes par l'Institut de Promotion Touristique de l'Argentine (Inprotur). Sa forme est inspirée du bandonéon et il a été inauguré le 25 août 2012 pendant le festival.

Le conseiller auprès du ministre du Tourisme d'Argentine est venu annoncer la nouvelle et le lieu a été défini dans le parc Chastellain.

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LE "GRAND TIMMY"

Sculpteur : Pam
Localisation : Place Jean Jaurès

Le cheval couché de Pam

On passe à côté, on ne le regarde plus ou on s’étonne de sa présence à cet endroit… Le cheval étendu sur la pelouse de la place de la mairie, à proximité du trottoir nord de la rue Maréchal Foch, a été acquis par la municipalité en septembre 2005.

Grand Timmy, c’est son nom, est un jeune poulain grandeur nature réalisé par la sculptrice autodidacte Pam, née en 1957 et qui vit et travaille dans la région lyonnaise. Elle exprime sa passion des animaux, ânes et chevaux entre autres, à travers ses oeuvres qu’elle exécute dans divers matériaux, du plâtre à la pierre en passant par le bronze. La ville s’enorgueillit à juste titre de ses magnifiques fontaines du siècle dernier mais elle a souhaité acquérir quelques oeuvres modernes valorisant les traditions du terroir : le petit cheval couché de 99 kg met en avant une tradition que revendique avec fierté la ville de Tarbes, celle d’être le berceau du cheval. 

MONUMENT INTITULE « 1792 »

Sculpteur : Edmond Desca
Localisation : Place Jean Jaurès

Crédit photo : Laurent PIDANCET, extrait du livre "Ambiances Tarbaises"

Danton : homme politique français de la Révolution.

Député à l'Assemblée constituante et fondateur du Club des Cordeliers, il fut ministre de la Justice après le 10 août 1792, puis député à la Convention. Il siégea à la Montagne et dirigea le premier Comité du Salut Public, d'avril à juillet 1793. Chef de la fraction des indulgents dont la politique modérantiste était tenue pour suspecte par Robespierre, orateur fougueux dont l'action sur les clubs était considérable, il servit ardemment la cause révolutionnaire et anima la Défense Nationale en 1792. Il fut guillotiné en avril 1794.

Après avoir vu son projet rejeté par la ville de Paris pour la réalisation d'une représentation du grand tribun DANTON, Edmond DESCA propose à la ville de Tarbes l'édification d'un monument intitulé "1792". Dans sa séance du Conseil Municipal de Tarbes du 24 novembre 1900, Monsieur le Maire donne lecture au conseil d'une lettre de Monsieur DESCA, présentant ce projet ; le Monument 1792 consiste en un piédestal en marbre de cinq mètres de haut, orné des deux côtés par deux bas-reliefs en marbre blanc et représentant :

  • Danton haraguant les femmes à la halle
  • Le Départ des Volontaires : thème inspiré par le chef-d'œuvre de Rude
  • Les conquêtes morales de la Révolution :
  • Le tout étant surmonté de la statue du grand tribun Danton

DOMAT (1625-1696)

Sculpteur : Joseph Nelli (1821-1863)
Localisation : Palais de Justice, façade nord

Né à Clermont-Ferrand; il était jurisconsult. Selon lui, les lois et le coutumes sont le reflet et le résultat juridique des évènements politiques et toute l'histoire du droit trouve sa raison dans l'histoire elle- même. Son livre le plus célèbre est « Les lois civiles dans leur ordre naturel » (1690-1697). Compatriote de Pascal qui, à sa mort, lui confia la garde de ses papiers.

MALESHERBES (Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes - 1721-1794 )

Sculpteur : Joseph Nelli (1821-1863)
Localisation : Palais de Justice, façade nord

Né à Paris, mort sur l'échafaud, Malesherbes fut conseiller au Parlement de Paris, premier président de la cour des Aides, directeur de la librairie où il se montra favorable aux philosophes.Turgot lui fit accepter, sous Louis XVI, le Ministère de la Maison du Roi, mais son impuissance à accomplir des réformes lui fit donner sa démission.

En 1787, il revint pour un an aux affaires ; en 1792, il défendit le roi accusé devant la convention. Arrêté en décembre 1793, il fut exécuté le 22 avril 1794. Il a écrit « Mémoire sur le mariage des protestants (1787), Lettres sur la révocation de l'Edit de Nantes (1788), Mémoire sur la librairie et la pensée de la presse (paru en 1809) ».

Il fut membre de l'Academie française en 1774.

HARLEY

Sculpteur : Joseph Nelli (1821-1863)
Localisation : Palais de Justice, façade nord

Famille française dont les membres les plus célèbres furent :

  • Achille De Harley (1536-1616), né à Paris. Il fut le premier président du Parlement de Paris au temps de la Ligue ; il se signala par sa résistance aux seize et son dévouement à Henri III et Henri IV.
  • Achille De Harley (1639-1712), né à Paris et petit neveu du précédent, il fut comme lui, premier président du parlement de Paris.

Il s'agirait ici du portrait de Achille de Harley appartenant à la deuxième génération.

PLACIDE MASSEY

Le Musée Massey, Musée International des Hussards, est ouvert mais combien de ses visiteurs iront jusqu’à l’entrée ouest du jardin voir à quoi ressemblait ce Monsieur Massey au prénom si doux.

C’est juste devant l’Ecole Supérieure d’Art qu’on peut découvrir un buste de Placide Massey installé sur un socle sur lequel sont dessinées des plantes et gravés les mots « botanique » et « horticulture ». Il tient entre ses mains une branche de poirier, à laquelle est accrochée une poire, qui rappelle que le généreux donateur du jardin fut un pépiniériste de talent et un passionné de botanique et d’horticulture. Il fut pendant plus de quarante ans intendant des jardins de la reine Hortense puis dès 1819, directeur du potager de Versailles et des pépinières du Trianon. Un de ses rêves de retraité était d’installer une pépinière dans son jardin tarbais car une de ses spécialités était la culture des arbres fruitiers en espaliers, poiriers et pommiers.

LE MEMORIAL DE LA DEPORTATION

Sculpteur : Jean-Charles Lallement
Localisation : Allées du général Leclerc

Le monument de la déportation montre l 'écrasement de le personne humaine par l'immensité des crimes de guerre.
Le gisant pèse 24 tonnes, une dalle de 200 m² évoque les tortures et les sévices subis par les déportés dans les camps de concentration.

Il s'agit d'une frise aux dessins simplement gravés selon la tradition de l'Egypte antique. Devant ce monument inauguré le 26 avril 1964, l'auteur avait voulu une simple surface d'eau dormante. Mais suite aux difficultés rencontrées par la municipalité pour maintenir cette surface propre, il a été décidé en 1990 de mettre l'eau en mouvement.

Monument du souvenir des enfants des Hautes-Pyrénées morts pour la France

Sculpteur : Firmin Michelet (1875-1951)
Localisation : Allées du général Leclerc

Le projet originel consistait à honorer les Hauts-Pyrénéens morts pour la France durant la guerre 1870-1871. Aucun monument n'était encore réalisé quarante ans après la défaite qu'avait infligée la Prusse à la France en achevant à son profit l'unification de l'Allemagne.

A la fin de l'année 1911, au sein de la Fédération Départementale, fut créé un Comité pour ériger ce monument. Le comité exécutif donna sa préférence à Firmin Michelet. L'artiste proposa plusieurs projets. L'unanimité se fit sur le sujet intitulé La Défense. L'inauguration fut reportée plusieurs fois à cause de la guerre.

Un complément au monument fut décidé après la victoire de 1918 par le conseil municipal de Tarbes. L'inauguration du monument aux morts des Hautes-Pyrénées fut faite le 28 Septembre 1919 par le Maréchal Foch, devant une foule immense accourue du département entier.

BARON LARREY

Sculpteur : Jacques-Joseph Emile Badiou de la Latronchère (1826 - 1888)
Localisation : Allées du général Leclerc

Larrey est né à Baudéan (65) en 1766. Après des études médicales, il devint chirurgien major à l'armée du Rhin (1792). En 1793, il mit au point des ambulances volantes permettant de secourir les blessés sur les champs de bataille. Il suivit vingt-cinq campagnes de la Révolution et de l'Empire et assista à plus de soixante batailles. Chirurgien en chef de la Grande Armée, Napoléon le récompensa d'un titre de Baron. Larrey mourut en 1842. 

Sur le devant du socle est inscrite la phrase célèbre prononcée par Napoléon 1er à l'égard du Baron Larrey : " C'est l'homme le plus vertueux que j'ai rencontré ". 

Le Général Jean-Baptiste VERCHERE-DE-REFFYE (1821-1880) 

Sculpteur : Nelli
Localisation : Cours Reffye

Alsacien, ancien officier d'ordonnance de Napoléon III et directeur des ateliers de Meudon, il est à l'origine de l'implantation de l'Arsenal de Tarbes. Il mit au point le canon de 7 en 1872, dont la construction fut confiée à cet établissement.

Le Général DE REFFYE est représenté de face. Il porte le costume militaire galonné, muni d'épaulettes. Il porte au cou, une croix, celle de la Légion d'Honneur.

LE MARECHAL FOCH

Sculpteur : Michelet
Localisation : Allées Leclerc

Crédit photo : Laurent PIDANCET, extrait du livre "Ambiances Tarbaises"

Le 27 Octobre 1935 la statue équestre du Maréchal Foch était inaugurée avec faste aux Allées Nationales (aujourd'hui Allées du général Leclerc). C'était six ans après la mort du vainqueur de la grande guerre.

LE TACHERON

Sculpteur : Ludovic Durand (1832-1905 )
Localisation : Jardin massey

Le tâcheron est l'ouvrier qui travaille à une tâche. Cet ensemble de style néo-classique, représente un homme nu.

L’OURAGAN

Sculpteur : Desca
Localisation : Jardin Massey

Desca présente cette œuvre en plâtre au Salon de 1883. Elle lui vaut une deuxième médaille ainsi qu'une bourse de voyage grâce à laquelle il part visiter l'Italie et l'Espagne. La très expressive figure du chien révèle les talents de Desca pour l'art animalier.

LE SAINT CHRISTOPHE

Sculpteur : Jules-Felix (1848-1939)
Localisation : Jardin Massey

Martyr en Syrie, sous Decius (250) ; passeur, il transportait sur ses épaules, les voyageurs d'une rive à l'autre d'un cours d'eau. Une légende qui a servi de thème à de nombreuses œuvres d'art, prétend que ce saint aurait porté Jésus sur ses épaules pour le passage d'une rivière, d'où son nom de " porte-Christ ". Il est le patron des automobilistes.

THEOPHILE GAUTIER (1811-1872)

Sculpteurs : Judith Gauthier (1850-1917 ) Henri Bavillon ( 1864-1934 )
Localisation : Jardin Massey

Né à Tarbes, il fut poète, romancier, critique d'art et de littérature. Après de bonnes études aux lycées Louis-Le-Grand et Charlemagne, Théophile GAUTIER fréquenta l'atelier du peintre Rioul, mais son ami G. de Nerval l'introduisit dans les milieux romantiques.

Il devait combattre au premier rang à la bataille d'Hernani et dès lors, abandonna le pinceau pour la plume. Il fréquenta le Cénacle, publia le recueil des Poésies (1830), un long poème Albertus (1832). Il est l'auteur de nombreux romans dont le premier Mademoiselle de Maupin en 1835. En 1852, il publia Emaux et Camées, dans lequel il donne tout son prix à la forme, à la Beauté "vraie, absolue, parfaite". Ses dernières heures en prose, contes, nouvelles ou romans : Arria Marcella (1852), Le Roman de la Momie (1858), Le Capitaine Fracasse (1863), Spirite (1866), révèlent "un homme pour qui le monde extérieur existe", mais que ce monde ne pouvait délivrer de ses hantises ni de ses angoisses. Théoricien de "l'art pour l'art", voué au culte de la Beauté, Gautier n'a pas usurpé l'hommage que lui avait rendu Baudelaire en dédiant ses Fleurs du Mal au poète impeccable, au parfait magicien des lettres françaises" qu'il avait été.

LES DERNIERS METRES

Sculpteur : Jean-Louis Toutain
Localisation : Rond point d'Altenchrichen

Sculpture originale en bronze, inaugurée en 2004, en hommage au rugby.

DETENTE

Sculpteur : Carlos Miranda
Localisation : Place Sainte Thérèse

Résidant à Tarbes depuis 1991 et employé municipal à la ville de Tarbes, Carlos Miranda sculptait initialement le bois en Espagne. Depuis la fin des années 90, il s’est lancé dans la sculpture de l’acier. Il a ainsi participé à de nombreuses expositions et ses sculptures sont déjà présentes dans plusieurs pays comme la Chine, l’Angleterre, l’Espagne, le Canada, les Etats-Unis, les Emirats Arabes Unis, etc.

Sculpteur : René Laraignou
Localisation : Parc des Pyrénées

Inaugurée le 6 mai 2013, l'implantation de cette sculpture au coeur du Parc des Pyrénées a été bien choisie puisqu'elle se fond parfaitement dans ce lieu où la vue sur les Pyrénées est imprenable. 

Le sculpteur était présent ce jour là, venu tout spécialement pour l'occasion de Copenhague où il réside.

L'ENFANT NU

Où donc était passée la statue de l’enfant nu qui ornait le centre de la fontaine située il y a une trentaine d’années dans le « petit jardin » de la place de Verdun ?

Cette « fontaine à l’enfant nu » avait disparu lors de l’aménagement de la place dans les années 90 et avait été remplacée par la fontaine « à la boule », plus moderne. 

Réalisée par le sculpteur tarbais Martial Caumont, cette statue représente un enfant nu en train d’escalader un mur, sans doute son neveu qui se livrait volontiers à ce genre de jeu. Les petites fesses rondes du petit garçon ne manquaient pas de faire sourire les passants ! Retrouvée début 2014 au Carmel dans les réserves du service Culture, « la statue à l’enfant nu », sans sa fontaine, va retrouver une fois restaurée la lumière et ses admirateurs au Jardin Massey, près du Musée. 

 

Visionnez les photos des fontaines et des statues ici >>