Histoire du blason

Le blasonnement de l’écu de la ville de Tarbes est Ecu écartelé d’or en 1 et 4, de gueules en 2 et 3.

Au cours des siècles, si l’écu du blason de la ville est resté invariable, les attributs secondaires d’ornementation changèrent maintes fois. Quelques dates clés, permettent de fixer son évolution :

En 1482, nous avons trace d’un écu surmonté d’une crosse et d’une mitre d’évêque. En 1699, les attributs religieux disparaissent tandis que l’on note de chaque côté de l’écu à dextre (gauche), une branche de laurier à six baies et à senestre (droite) une palme. Une dalle, située actuellement rue Ramond, témoigne de cette forme du blason. Elle porte l’inscription latine : « Que cette maison soit debout jusqu’à ce que la fourmi ait bu les eaux de la mer et que la tortue ait fait le tour du monde ».

En 1760, l’écu est surmonté d’une couronne baronnale. En effet, à cette période la baronnie de Tarbes est vassale du comte, puis du roi de France. Cette couronne est un symbole d’autorité, de gloire, de vertu et de prospérité. Elle est clairement entourée, comme à la période précédente, à dextre d’une branche de laurier, symbole de victoire et de paix, à senestre d’une palme, symbole de l’ascension et d’immortalité, le tout de sinople, lié par un nœud.

Pendant la Révolution, le blason, symbole de l’ancien régime est remplacé par les vignettes révolutionnaires.

Vers 1860, la couronne change encore et devient “murale”, souvent à quatre donjons crénelés, représentant le pouvoir civil. L’écu est alors orné à dextre d’une branche de chêne fruitée, remplaçant la branche de laurier, quant à cette dernière, elle est replacée à senestre. La palme disparait. Le listel « République française » est ajouté sous l’écu à partir de 1879.

De 1914 à 1948, les héraldistes (spécialistes de la science des blasons) décrivent ainsi les armoiries de Tarbes :

Ecu écartelé, en 1 et 4 d’or, en 2 et 3 de gueules, sommé d’une couronne murale à quatre donjons crénelés, l’écu placé sur un cartouche de tanné soutenu à dextre d’une branche de chêne fruitée au naturel et à senestre, d’une branche de laurier fruitée également au naturel, rassemblées en sautoir sous le retroussis du cartouche en pointe, une devise portant l’inscription « République française » brochant la pointe du cartouche.

A dextre, la branche de chêne fruitée marque la valeur civique et la clémence souveraine, tandis qu’à senestre la branche de laurier fruitée symbolise la victoire et la paix.

A ces armoiries est appendue, depuis le 11 novembre 1948, la Croix de guerre 1939-1945, attribuée par le Gouvernement à la ville de Tarbes, à la suite de la citation décernée à la ville : “Siège d’organismes de résistance extrêmement importants”, n’a cessé depuis la fin de 1940 d’être le théâtre d’une farouche activité résistante, qu’elle a d’ailleurs magnifiquement animé dans tout le département.

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